I-L’UP2V, les deux textes de référence : notre socle
A- Présentation de l’UP2V (2015)
Conférences, cours, débats, ateliers participatifs, l’UP2V, Université populaire et participative de Vandoeuvre, vous propose de réfléchir, ensemble, aux enjeux qui se jouent dans tous les domaines pour notre avenir, à mieux comprendre, et à faire plutôt qu’à laisser faire. Qu’il s’agisse du climat, de notre rapport à la nature, de justice, de gouvernance, de culture, des mutations apportées par les innovations technologiques : les domaines à investir sont immenses. Mais quoi de plus riche, de plus stimulant, de plus passionnant que de s’engager dans une aventure où se conjuguent les bonheurs d’apprendre, d’entreprendre, et de faire jouer les solidarités intra et intergénérationnelles (l’attention portée aux générations futures).
L’UP2V a une politique volontariste et dans ce cadre développe des partenariats, elle est une association ouverte et fédératrice. Elle veut également pleinement justifier son qualificatif de « populaire », et pour cela elle est également engagée dans un projet d’implantation d’une antenne à l’espace Coppens, au cœur de la ZUP.
L’UP2V est née d’un constat et d’une volonté. Le constat est celui de la crise multiforme que connaît notre monde aujourd’hui (crise environnementale, sociale, politique). La volonté est la volonté « citoyenne » de ne pas laisser se défaire notre monde, mais d’impulser, d’accompagner les changements nécessaires, d’être acteur d’une « transition ». Cette transition doit être celle qui nous conduise à un monde plus harmonieux dans ses rapports à la nature (un monde conscient de la gravité des dégâts que nous lui infligeons avec le mode de développement actuel), et plus juste (qui prenne en compte le point de vue de tous et recherche le bien pour tous).
Nous avons pour cela besoin de l’éclairage des experts, car le monde dans lequel nous vivons et sommes appelés à agir est complexe, et les choix que nous avons à faire ne sont pas tous évidents, nos premières intuitions peuvent nous tromper. Nous avons aussi besoin de la confrontation des opinions et de l’engagement citoyen afin de construire collectivement une action fédérative et innovante.
B – L’UP2V, université de la transition (2018)
Le sens du mot transition :
Un changement progressif mais continu et résolu pour passer d’une situation jugée négativement vers une autre qui est choisie et désirée
Ce changement concerne différents domaines. Les principaux sont : l’énergie et le rejet des gaz à effet de serre ; les ressources naturelles et la biodiversité ; la situation sociale ; le modèle économique ; l’exercice de la citoyenneté :
– L’énergie et le rejet des gaz à effet de serre : il s’agit de protéger le climat en sortant des énergies fossiles. Cela implique de profonds changements, en particulier dans le domaine des transports, celui de l’agriculture, celui de la construction et de l’aménagement des villes, de nos achats….
– Les ressources naturelles et la biodiversité : certaines ressources naturelles sont en voie d’épuisement, la biodiversité connaît une forte dégradation. Nous ne pouvons continuer à assister impuissants à cette évolution. C’est tout notre rapport à la nature qui doit être repensé
– La situation sociale : les profondes injustices entre les pays et à l’intérieur d’eux ne sont plus acceptables, et elles rendent encore plus difficiles la prise des mesures nécessaires en divisant la société et créant beaucoup de ressentiment
– Le modèle économique : il faut relocaliser ce qui peut l’être, limiter la financiarisation, promouvoir le commun – sans a priori idéologique, en s’appuyant sur l’expérimentation
– L’exercice de la citoyenneté : il faut favoriser la démocratie participative, en complément de la représentation
II La crise du Covid 19 : quel impact sur nos textes de référence et sur nos axes de travail ?
Même s’il est difficile d’en mesurer déjà maintenant les conséquences, la crise du coronavirus est un événement qui va probablement nous amener à compléter, à réorienter, peut-être, certains aspects des éléments du socle de l‘UP2V (textes de référence, contenu de nos axes de travail). C’est l’objet de ce travail collaboratif que nous entamons ici.
La base de ce travail collaboratif est une interview de Dominique Méda sur France-Culture, dont Claude a fait une synthèse, de laquelle sont tirées les lignes ci-dessous. Quand nous aurons mis au clair les évolutions que nous voulons apporter à notre positionnement (ce qui est l’objet de la première partie de cet atelier participatif, sur les 3 ou 4 semaines à venir), nous verrons comment décliner cela dans différents canaux d’information (communication interne au réseau UP2V, 54500 , presse régionale, radios locales, etc.).
A- Ce que nous retenons de l’interview de D. Méda
« La transition écologique est plus que jamais nécessaire. La question du climat garde toute son importance, mais la question de la biodiversité est encore plus fortement soulignée par cette nouvelle crise. Il faut absolument traiter les deux en même temps. Par ailleurs une transition économique et sociale est également nécessaire. La crise du Covid a révélé un fossé entre la hiérarchie des rémunérations et la hiérarchie des utilités sociales. Les professions en première ligne dans cette crise sont des professions déconsidérées, des métiers dits non qualifiés, beaucoup occupés par des femmes (soin, grande distribution, déchets, agents de sécurité, livraison …).
Des changements très profonds sont indispensables. Le Covid 19 est l’occasion de mettre en œuvre une grande réforme globale, à l’image des réformes de l’immédiat après-guerre (préparées par le CNR dès 1942). Pour cela nous aurons besoin d’un vrai projet politique, éclairé par la connaissance scientifique. En effet nous avons plus que jamais besoin de science, mais d’une science délivrée des diktats du monde économique et financier, d’une science mise au service du commun, à l’image du rôle tenu par le GIEC et l’IPBS ».
B- Notre nouveau positionnement : ce qui est confirmé, ce qui est modifié
Ma proposition (Denis) : « Avec le Covid quelque chose a changé et cela a une grande importance : il nous fait intégrer le confinement (éventuellement sur plusieurs mois, en plein hiver, en pleine canicule) dans la problématique de la résilience. Comment intégrer cela dans nos textes socles (si nous choisissons de le faire), et qu’est-ce que cela peut (éventuellement) venir modifier dans nos axes de travail principaux (Habitat, déplacements, etc.) ».
Un double travail donc : sur les textes socles, sur les textes de synthèse des axes.
I- Impact (éventuel) sur les textes du socle
Voir ici ce que nous voulons ajouter/modifier par rapport aux deux textes de référence (ci-dessus) : un troisième texte ? des modifications dans l’un ou l’autre (ou dans les deux) texte ? Ne rien changer ?
II- Impact (éventuel) sur les différents textes de synthèse selon les axes
Nous pourrions, pour chacun de ces axes (que nous avons déjà bien abordés tout au long de ces 5 dernières années), procéder en deux temps :
-a- Rapide synthèse des résultats de nos réflexions « avant » (5 lignes max)
-b- Ajouts/rectificatifs/remises en cause suite au Covid 19 (5 lignes max)
Habitat : a et b
Déplacements : a et b
Production/alimentation : a et b
Numérique : a et b
Démocratie : a et b
Economie : a et b
Relations internationales et Europe : a et b



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